Accueil->Sacem,auteurs,compositeurs,éditeurs,musique,droits d'auteur,SACEM,artiste,propriété intellectuelle,MP3,internet,numérique,multimédia,Mp3,copyright,perception,repartition,mp3 - l a   m a i l i n g - l i s t e   d u   d r o i t   d ' a u t e u r
104 -Edifiants : seuls 7,01 % des auteurs et compositeurs Sacem dépassent le salaire minimum en droits d'auteur !
Date du premier email : 06/10/00

Salut a tous, Quelques chiffres édifiants sur le droit d'auteur et la SACEM en 98... Sur 27 405 membres auteurs, compositeurs vivants : 25 484 gagnent moins de 60 000 F par an (en dessous du salaire minimum !) 751 membres gagnent entre 60 000 et 120 000 F par an 500 membres gagnent entre 120 000 et 240 000 F par an 220 membres gagnent entre 240 000 à 360 000 F par an 116 membres gagnent entre 360 000 à 480 000 F par an 85 membres gagnent entre 480 000 à 600 000 F par an 163 membres gagnent entre 600 000 à 1 200 000 F par an 86 membres gagnent plus de 1 200 000 F par an. Ces 86 membres s'étalent de 30 à 70 ans, ce qui représente trois générations et donc seulement un créateur 1/2 par an. Pour resumer : 7,01 % de ces auteurs et compositeurs vivants dépassent le salaire minimum ! Ils sont 1921 sur 27 405. Edifiant, non ? Et il parait que c'est a peu pres la même chose pour tous les auteurs (littéraire, dramatique, graphique et plastique), dans un pourcentage qui varie entre 7 et 10 %. Et on voudrait rendre la musique "gratuite" et faire croire que le droit d'auteur est un obstacle au developpement de la nouvelle société de l'information ??? Ces chiffres sont tirés d'un discours de JL Tournier, ex president de la SACEM, lors d'une conference sur le droit d'auteur en juillet 98. Je vous en conseille la lecture : www.sacem.org/kiosque/1998/vienne98.html Bien a vous, Jean-Christophe Note du webmaster : la SACEM, en 1999 compte maintenant environ 35 000 adherents.
Bonjour à tous Ceci illustre ce que j'ai écrit dans mon dernier mail, Il est vrai que l'on ne verra pas de si tôt les tarifs de la Sacem baissés au quintuple comme ce qui c'est produit pour les droits de reproduction du film et CD Roms d'entreprise, pour Obispo, Goldman et compagnie. Mais par contre les "petits" compositeurs qui galèrent à trouver des plans à droite à gauche notament dans l'audiovisuel d'entreprise on peut aisément le faire. Il a juste fallu aux entreprises de dire à la Sacem, soit vous baissez vos tarifs soit on prend la musique dans le domaine public. Hé hop! on divise par 5 les droits sur les gros tirages... N'oubliez pas que vous pouvez écrire à la Sacem pour demander à ce qu'elle trouve un juste milieu pour les droits de reproduction du film d'entreprise. ( M. Laurent BECHAUD, SACEM/SDRM, 16 place de la Fontaine aux Lions, 75019 Paris ). Bonne journée à tous Peter H
Bonjour C'est ce que je disait. Seules 1921 personnes vivent en France des droits d'auteur. Tout ce dinosaure mis en place pour 1921 personnes. Les 27 000 restants ne dont que rêver. Ce qui prouve que le droit d'auteur en France n'est qu'une illusion. A plus "Le droit d'auteur fait vivre ceux qui nous font rêver qu'on peut vivre du droit d'auteur"
Heu.... je n'ai pas l'impression que les pates que j'ai mangé ce soir, payées avec mes droits d'auteurs, aient été une illusion... Et je fais parti des 27 000.... N'exagerons pas quand même ! Ou alors propose nous des idées quant a de nouveaux moyens pour retribuer les auteurs en France ! Bien a toi, JC
deux choses m'ont surpris dans ces chiffres. >Sur 27 405 membres auteurs, compositeurs vivants : qu'il y ait si peu d'auteurs compositeurs en France. sur 65 millions de personnes, c'est carrément ridicule. >Pour resumer : 7,01 % de ces auteurs et compositeurs vivants dépassent le >salaire minimum ! >Ils sont 1921 sur 27 405. que le nombre de personnes "capables" de vivre du droit d'auteurs soit si réduit, meme pas 2000 personnes. dans ce cas, je trouve que c'est beaucoup d'organisation pour pas grand choses. je veux dire par la , que si toutes ces structures, toutes ces organisations, cette paperasserie ne servent "qu'a" 2000 personnes, on ferait tout aussi bien de laisser tomber le droit d'auteur et de filer une prime a tout auteur-compositeur. ma position est bien sur un peu provocatrice, "extremiste" peut etre, mais un "fonctionnariat" de l'artiste (comme cela existait peu ou prou du temps de mozart par exemple, ) ne couterai pas plus cher et plus de monde pourrait en vivre (ou survivre) tant de palabres, contrats, discussion pour 2000 personnes >Et on voudrait rendre la musique "gratuite" et faire croire que le droit >d'auteur est un obstacle au developpement de la nouvelle société de >l'information ??? si elle etait gratuite, ca penaliserait donc 2000 personnes. on a vu des injustices plus criantes. biensur que les autres sont heureux de gagner le peu auquel ils ont droit, mais a ce compte, pour simplifier grandement la procedure gagner du temps et etre efficace, on file le salaire minimum a tout artistes, et basta. Phil
Philzsongbook a ecit : >que le nombre de personnes "capables" de vivre du droit d'auteurs soit si >réduit, meme pas 2000 personnes. >dans ce cas, je trouve que c'est beaucoup d'organisation pour pas grand >choses. je veux dire par la , que si toutes ces structures, toutes ces >organisations, cette paperasserie ne servent "qu'a" 2000 personnes, on >ferait tout aussi bien de laisser tomber le droit d'auteur et de filer une >prime a tout auteur-compositeur Je crois qu'on touche la le problème général de notre société. En France, nous avons une vitine magnifique, une devanture superbe, mais qui profite à quelques "élus" (tant mieux pour eux). J'écris des chansons depuis l'êge de douze ans (j'en ai 42), je n'ai jamais eu une subvention publique. Pourquoi ? Parce que je ne sais pas faire. Je n'y entends rien. Je pense savoir chanter, je pense savoir écrire une chanson, aller sur une scène, faire un spectacle, mais demander des sous, je sais pas. Il y a quelques temps, un copain à moi s'est mis à 30 ans à faire deux chansonnettes. Il connaissait un peu de monde et en deux coups de cuillères à pot, il a obtenu 100 000 Frs pour enregistrer un CD (conseil général, mairie...). Aujourd'hui, ça le fait rire. Il a bien sur abandonné sa carrière capricieuse, et fait tout autre chose. Au Canada, d'aprés ce que j'ai pu lire sur le Net, chaque artiste remplit un dossier, et peut être aidé en fonction de ses compétences, des ses "actions", de ses activités et les aides semblent être réparties équitablement. C'est vrai qu'en pensant que seulement 2000 personnes vivent convenablement de la Sacem, ça me fait froid dans le dos. Je sens que je vais aller faire un tour chez la Dame de Haute Savoie :-)) Cordialement michel
Bonjour C'est ce qui se passait en France jusqu'en 1987 année à laquelle un certain M François Léotard alors ministre de la culture à créé le mecenat d'entreprise. D'un coup le Ministère de la Culture ça lui a permis de se desintéreser de ses subventions (jusqu'à alors tu fondais une petite association et tu avais des tournées et des subventions, beaucoup de monde y vivait correctement). De coup tous les artistes se sont frotté les mains : "Chiche alors, je pourrais désormais demander à ma banque ou à mon entreprise de financer mon album". Tu parles !... Ils préfèrent sponsoriser Lara Fabien ou Obispo. Les petites compagnies de théâtre et les petits groupes qui vivaient correctement ont disparu. Je peux vous donner des noms. Je le sais car à l'époque j'était conseiller artistique d'un entreprise de sponsoring. Non mais ... quand je parle des effets pervers, personne ne sais pas ce que ça veut dire. Mario
Salut a tous, "Philzsongbook" disait : >deux choses m'ont surpris dans ces chiffres. >qu'il y ait si peu d'auteurs compositeurs en France. sur 65 millions de >personnes, c'est carrément ridicule. En gros, ca fait 1 auteur-composteur membre de la SACEM pour 1500 individus en France. Ca ne me choque pas. D'autant plus qu'il y a aussi beaucoup d'amateurs / compositeurs de musique qui ne sont pas a la SACEM. Precision : en 2000, il y a a peu pres 35 000 membres SACEM. >que le nombre de personnes "capables" de vivre du droit d'auteurs soit si >réduit, meme pas 2000 personnes. >dans ce cas, je trouve que c'est beaucoup d'organisation pour pas grand >choses. je veux dire par la , que si toutes ces structures, toutes ces >organisations, cette paperasserie ne servent "qu'a" 2000 personnes, on >ferait tout aussi bien de laisser tomber le droit d'auteur et de filer une >prime a tout auteur-compositeur. Dans mon mail, il y avait aussi : "25 484 gagnent moins de 60 000 F par an" Ce qui veut aussi dire qu'il y a beaucoup de gens qui gagnent de l'argent avec les droits d'auteurs. Et puis souvent, et de plus en plus, ces auteurs sont aussi interpretes. Ils faut donc rajouter tout ce qu'ils gagnent par ailleurs : concerts, vente de disques etc.... Ceci dit, il est vrai que (comme ailleurs ) la plus grande partie du pactole SACEM va dans la poche d'un petit nombre. Ca fait reflechir, mais je n'irais quand même pas jusqu'ou vous allez tous dans vos reflexions ! ;-) Ce n'est pas la SACEM qui est a remettre en cause, s'il y a remise en cause, mais le fonctionnement de notre société dans son integralité. Les chiffres que j'ai donné, mis en shema, donnent une sorte de "courbe de Gauss". C'est ce qu'on appelle une distribution "normale". Voir : http://rafale.worldnet.net/~talbourd/normale.html Ca forme une cloche, qui montre dans notre cas de la SACEM par exemple, qu'en bas il y a beaucoup de gens qui on peu de revenus, et en haut, peu de gens qui ont beaucoup de la part du gateau. C'est aussi le reflet de notre société, et des salaires dans nos sociétés, du "partage" des richesses. Il y a quelques milliardaires et beaucoup de smicards..... Ce qui est "etonnant", c'est qu'il semble que ce soit une loi assez "naturelle", et que si on laisse le hasard agir dans une "distribution", on tombe toujours sur cette courbe de Gauss, cette repartition, ou beaucoup ont peu et peu ont beaucoup... ;-] Il semble donc que cette loi "naturelle" (connue en physique et en mathematique) soit aussi applicable en sociologie et dans le commerce ! >ma position est bien sur un peu provocatrice, "extremiste" peut etre, mais un "fonctionnariat" de >l'artiste (comme cela existait peu ou prou du temps de mozart par exemple, ) ne couterai pas plus >cher et plus de monde pourrait en vivre (ou survivre) tant de palabres, contrats, discussion pour >2000 personnes En effet, peut-etre faut-il reflechir a d'autres modes de repartition des richesses ! Dans ma philosophie "communiste de droite" (ou "liberale de gauche" héhéhé....), je suis quant a moi toujours tiraillé entre ces deux concepts : le partage egal et pour tous, des richesses, quelles qu'elles soient, mais aussi l'idée du "merite". Je veux dire par la que je pense normal que quelqu'un qui travaille beaucoup, persevere, qui a du talent, prend des risques etc... soit remuneré en fonction, voir plus qu'un autre qui deploierait moins d'energie et moins de talent pour une même tache. Ceci dit, je ne trouve pas normal du tout non plus qu'il y ait autant d'ecarts, une si grande disproportion entre ceux qui ont ( ont gagné ?) beaucoup et ceux qui ont si peu. Plutot que de sacrifier la SACEM a la vue de ces "chiffres edifiants", je propose plutot une redistribution solidaire des fruits de la creation de tous. Que ceux qui ont la "chance" de gagner des millions de droits d'auteur par an, se sentent un peu plus solidaire de la creation et des createurs, de leur "corps de metier" et qu'ils aident ceux qui arrivent a peine a vivre de leur musique ! Allez les Obispo, Goldman, Zazie et autres Hallyday. Faites mentir la soi-disante naturelle courbe de Gauss, qui n'a de naturelle que le nom. La nature est cruelle, on le sait. Mais en y mettant un peu plus d'humain,un peu de partage et de bienveillance, peut-etre arriverons-nous a minimiser les effets "naturels" du nombrilisme et de l'egoisme. Peut-etre aussi que la SACEM pourrait jouer un role un peu plus marqué dans ce sens, et faire en sorte qu'il existe un *vrai* fond de solidarité pour les auteurs, de vrais aides a la creation, et pourquoi pas un "salaire minimum" comme le dit Phil. Apres tout, avec pres de 5 milliards de titres diffuses en France en une année, on se dit que la musique passione beaucoup de monde.... mais a priori, les auteurs, eux, passionnent un peu moins !! :-] Bien a vous, JC
Suite a : "Je veux dire par la que je pense normal que quelqu'un qui travaille beaucoup, persévère, qui a du talent, prend des risques etc... soit rémunéré en fonction, voir plus qu'un autre qui déploierait moins d'énergie et moins de talent pour une même tache." Excuse mais là, vouloir quantifier la valeur artistique, C vraiment n'importe naouaque!!! et pis celui qui passe 4 fois plus de temps a essayé de faire la même chose que celui qui le fait naturellement, et en plus qu'il persévère, et bien celui là n'est pas doué pour ça. C clair. Qu'après ça celui qui artistiquement n'est pas doué mais soit un bon commercial, ou le contraire, cela n'a rien a voir. "avoir du talent", étymologiquement signifie "avoir de l'argent. Fekril
Salut, De : "fekril" >> Suite a : >> "Je veux dire par la que je pense normal que quelqu'un qui travaille >> beaucoup, persévère, qui a du talent, prend des risques etc... soit rémunéré >> en fonction, voir plus qu'un autre qui déploierait moins d'énergie et moins >> de talent pour une même tache." > Excuse mais là, vouloir quantifier la valeur artistique, C vraiment > n'importe naouaque!!! > et pis celui qui passe 4 fois plus de temps a essayé de faire la même chose > que celui qui le fait naturellement, et en plus qu'il persévère, et bien > celui là n'est pas doué pour ça. C clair. J'avais conscience que je m'aventurais la en terrain difficile !! ;-) Je ne suis pas d'ailleurs certain d'avoir reussi a exprimer assez clairement et pleinement ma pensée.... Je ne dis pas que ceux qui n'ont pas d'argent sont des bons a rien ou des gens sans talent, je ne dis pas que tous ceux qui ont beaucoup d'argent sont ceux qui ont le plus de talent et ont le plus travaillé... En tous cas, on peut se poser la question : dans la creation musicale, pourquoi certains compositeurs gagnent beaucoup d'argent et d'autres tres peu, voire pas du tout ? Etant donné que la musique se vends, qu'est ce qui fait la valeur commerciale d'une oeuvre ? C'est evidemment du a une multitude de facteurs. Je disais juste que je crois que le facteur "talent" entre en compte (dans quelle proportion, je n'en sais rien). Et a partir du moment ou on donne une valeur au travail, il faut bien des reperes. Par talent on peut entendre : predisposition, don, capacité de mise en oeuvre de ce don, années d'apprentissage du language qui va permettre l'expression, intelligence rationnelle, emotionelle et humaine, sensibilité artistique, aisance dans ce type de "travail" etc... Selon ma propre experience, je pense qu'il y a des createurs qui ont plus de talent que d'autres. Je crois, au regard des quelques criteres que j'ai posé plus haut, que j'ai plus de "talent" que certains et que beaucoup ont plus de talent que moi. En general, cette idée fait fremir un grand nombre de gens, parce plane l'idée que l'on est soi-disant tous egaux (dans le sens "les mêmes"). Ce n'est pas mon avis. Quant au "talent commercial", je suis d'accord avec toi. Il est evident que cela entre en compte dans une grande proportion pour ce qui est de la "reussite". Dans mon mail, je repondais juste a l'idée de Phil selon laquelle, pour eviter les disproportions que l'on connait (les chiffres edifiants), on pourrait "fonctionariser" les auteurs. Considerer que toutes les oeuvres sont egales en qualité, et que le travail de tous les createurs a la même valeur. Je ne suis pas sur du tout que ce soit une bonne idée. Je pencherait plutot pour une sorte de "salaire minimum". > Qu'après ça celui qui artistiquement n'est >pas doué mais soit un bon > commercial, ou le contraire, cela n'a rien a voir. C'est rigolo, mais alors que tu dis que "vouloir quantifier la valeur artistique" est idiot, tu parles a 2 reprises de ceux qui seraient ou non "artistiquement doués"..... ;-) Bien a toi, JC
> J'avais conscience que je m'aventurais la en terrain difficile !! ;-) Il est évident que quantifier ou qualifier le "talent" est une chose presque inhumaine, et donc impossible. Mais aujourd'hui, en variété, les grands majors (j'oserai dire "LE" grand major), ont mis de telles barrières pour arriver au sommet que tout le monde n'a pas la même chance, et c'est voulu, car ceux qui y sont, sont bien drainés, bien "moutonnés", et font ce qu'on leur dit de faire, sans esclandre. Un peu comme les saumons n'arrivent plus à monter le cours de nos rivières, car l'homme a contrecarré la nature. Tout est fait pour qu'on puisse "surveiller" les artistes qui montent. Aucune grande radio, aucune grande télé ne passera un artiste auto-produit, même si aujourd'hui la qualité de production est au rendez-vous. Tout est bien huilé, tout est bien cadré, il faut forcément passer par un "système". Même le net reste une utopie, sans publicité outrancière. La sacem verse des droits uniquement si votre chanson a généré des droits. Pourquoi ne verserai-t-elle pas des droits de téléchargement à un artiste autoproduit du net, indépendant, membre de la sacem, sans que celui-ci ait quoi que ce soit à verser ? Ceci pourrait se faire avec l'argent des "droits rrépartissables", droits reversés en prioprité et au prorata aux 116 membres gagnant entre 360 000 à 480 000 F par an. Bien sur, c'est utopique, mais l'idée pourrait être approfondi.... Cordialement michel
Salut à tous ! Jean-Christophe a écrit > Dans ma philosophie "communiste de droite" (ou "liberale de gauche" > héhéhé....), ...personne n'est parfait ;) > je suis quant a moi toujours tiraillé entre ces deux concepts : le partage > egal et pour tous, des richesses, quelles qu'elles soient, mais aussi l'idée > du "merite". Ooouuuuups ! Attention, terrain gliiiiisssssant !! Le 'mérite' par l'argent : c'est bien du communisme de droite, ça ! :))))) L'apport de l'Art à la société humaine n'est certainement pas quantifiable, surtout en terme d'argent. Toute la difficulté est de permettre à l'artiste de faire ce qu'il souhaite en toute liberté, liberté liée, dans notre monde occidental, et dans une grande part, à l'argent. > Que ceux qui ont la "chance" de gagner des millions de droits d'auteur par an, > se sentent un peu plus solidaire de la creation et des createurs, de leur > "corps de metier" aident [les moins nantis] > Allez les Obispo, Goldman, Zazie et autres Hallyday. [...] en y mettant un > peu plus d'humain,un peu de partage et de bienveillance, peut-etre > arriverons-nous a minimiser les effets "naturels" du nombrilisme et de > l'egoisme. Peut-être le font-ils par le biais du 'Comité du coeur'. C'est, je le rappelle à ceux qui ne voient pas de quoi je parle, un prélèvement automatique, sur le montant des répartitions, versé à une filiale de la Sacem, dite Comité du coeur. Le prélèvement est de, me semble-t-il, 0,5 %. Chacun est libre de le faire, ce à quoi je vous encourage vivement. > Peut-etre aussi que la SACEM pourrait jouer un role un peu plus marqué dans ce > sens, et faire en sorte qu'il existe un *vrai* fond de solidarité pour les > auteurs, de vrais aides a la creation, et pourquoi pas un "salaire minimum" > comme le dit Phil. Cela demande, hélas, une refonte complète des statuts de la Sacem, une vision différente, humaniste (utopique ?)... Et comme le libéralisme fait des ravages, c'est pas prêt d'arriver. > Apres tout, avec pres de 5 milliards de titres diffuses en France en une > année, on se dit que la musique passione beaucoup de monde.... mais a priori, > les auteurs, eux, passionnent un peu moins !! :-] ... sans commentaires ... Bien à vous -- Francois Peyrony
Hello Plus serieusement je crois que le domaine de la musique et plus particulièrement celui de la chanson meme si il procede en partie du monde du commerce ...procede aussi du du rêve avec son cortège de 'subjectif'.....pourquoi les gens achetent des millions de disques à Aznavour et pas a moi ???? .....je me demande si la Sacem est responsable de qq chose la dedans....enfin je veux dire quue je n'ai pas de réponse absolue et que Aznavour n'a peut être pas l'intention de partager ses revenus avec moi - remarque je ne lui ai pas demandé :-)))) En fait dans ce genre de discussion ....j'ai toujours l'impression que l'inegalite est un pb que la SAcem pourrait résoudre....je me demande si c'est la bonne façon d'apprehender le pb ....perso je crois que la musique reste une confrontation entre une oeuvre, un artiste et un publique...à trop vouloir sortir de ce schema basique on perd vite le fil .....qu'en pensez vous , vous ??? que la Sacem peut être à la fois une cours de justice, un conservatoire, et une entreprise paternaliste ???? Bien a vous tous Bernard COQUELET
Bonjour, Monsieur Aznavour a galéré, c'est le mot à la mode, pendant combien d'années avant de percer ? On ne peut que vous souhaiter sincèrement à tous de percer à votre tour, bien sûr. Les moyens sont pas si rares que ça, finalement, mais les idiosyncrasies des artistes sont souvent un frein à leur éclosion... c'est que l'artiste est souvent caractériel, n'est-ce pas ? Mais si l'on veut bien se pencher sur ce qui a fait le succès des "grands" qui "palpent", on constate que les plus grands chantent en français, des airs compréhensibles et surtout proposent des paroles pleines de poésie et pratiquement toujours intemporelles. Alors ? Durer autant que monsieur Aznavour ou que monsieur Trenet n'est pas un hasard, c'est la preuve d'un talent irréfutable et d'une écoute attentive du public de leur part. C'est aussi la preuve d'une certaine obstination pour "rencontrer" dans les couloirs, "ici ou là" comme le dirait un ami à moi producteur d'une émission de télévision à l'origine de pas mal de "propulsions", "la" personne qui écrira la lettre d'introduction auprès de Barclays ou autre. ( La, il vaut mieux avoir 20 ans et être un fille... enfin, te fâche pas Eddy ! :o)) ) Pourquoi donc autant de "groupes chébran" ne durent que ce que durent les roses ? Parce que sans véritable talent, hormis pour une petite poignée de d'auditeurs "in" qui changeront bien vite pour peu qu'on leur agite quelque chose labellisé "nouveau" sous leur oreilles grossières. >En fait dans ce genre de discussion ....j'ai toujours l'impression que >l'inegalite est un pb que la SAcem pourrait résoudre... Pourquoi voyez-vous là-dedans une inégalité ? Quel critère vous permet de considérer qu'il est inique que des artistes perçoivent beaucoup de droits, et d'autres non ? C'est quand même parce que "les plus gros salaires" vendent plus, sont plus diffusés, en quelques mots sont mieux pilotés par leur maison de disque et savent mieux, souvent, nager dans les eaux adéquates... c'est aussi parce ce sont ceux-là que les musiciens jouent le plus, parce que le public les réclament... il n'y a pas de hasard ni de collusion d'intérêts supérieurs. Je n'inclus pas les ersatz d'artistes "modèle standard catalogue" qui couinent quelques mélopées sans intérêt en agitant des protubérances charnues, et qui ne durent qu'une éclosion de cafard... Ceux là sont des objets manufacturés pour "fabriquer de l'argent", pas des artistes. Il n'y a d'ailleurs qu'un moule ou presque... >.je me demande si >c'est la bonne façon d'apprehender le pb ....perso je crois que la musique >reste une confrontation entre une oeuvre, un artiste et un publique...à trop >vouloir sortir de ce schema basique on perd vite le fil .....qu'en pensez >vous , vous ??? Et bien voilà, moi je suis, modestement et petitement, d'accord avec ça ! que la Sacem peut être à la fois une cours de justice, un >conservatoire, et une entreprise paternaliste ???? Une "société", c'est à dire un ensemble de gens qui oeuvrent dans un intérêt commun, est soumise au droit, rien qu'au droit. Elle peut s'inventer un règlement, en aucun cas celui-ci ne peut déroger à une règle du code civil. Donc, la SACEM ne peut et n'est pas une cour de Justice. Conservatoire, peut être. Sans elle, il est à parier que de nombreuses oeuvres seraient dépouillées par de peu scrupuleux personnages. Un entreprise paternaliste, sûrement, puisque c'est ce que réclament les membres: qu'on s'occupe de leurs affaires. Cordialement, Orlando K.
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