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15 -Les éditeurs doivent-ils toujours imprimer un certain nombre de partitions des oeuvres qu'ils signent, et le font-ils ?
Date du premier email : 12/05/00

>...le statut d'éditeur est très, très limité dans ses devoirs vis à vis de >l'auteur. Il doit faire imprimer un certain nombre de partition de l'oeuvre >et assurer la promotion de cette oeuvre selon les *usages et coutumes de la >profession*..... point ! Bonjour, J'aimerais savoir si ce devoir de faire imprimer un certain nombre de partitions s'effectue bien dans la réalité, ou bien est-ce juste dans les textes et que les éditeurs ne s'en soucient pas? Y a-t-il quelquefois des controles par la Sacem ou un autre organisme? François
Salut, Deepsound disait : >>...le statut d'éditeur est très, très limité dans ses devoirs vis à vis de >>l'auteur. Il doit faire imprimer un certain nombre de partition de l'oeuvre >>et assurer la promotion de cette oeuvre selon les *usages et coutumes de la >>profession*..... point ! François a repondu : >J'aimerais savoir si ce devoir de faire imprimer un certain nombre de >partitions s'effectue bien dans la réalité, ou bien est-ce juste dans les >textes et que les éditeurs ne s'en soucient pas? Les bons éditeurs n'impriment pas les partitons, les mauvais les impriment !! ;-) Non, non, je n'ai pas fait d'erreurs !! Bon, c'est shématique, mais c'est pas loin du réel....j'explique : Cette histoire d'imprimer des partitions vient du debut du siecle, ou le seul moyen a la disposition des editeurs etait effectivement de promouvoir l'oeuvre par la diffusion et la vente de partitions. Pas de CD, pas disques, pas de radio etc.... et les oeuvres etaient vendues aux chanteurs-interpretes (rue, cabaret etc...). Ca date !!! Depuis, on connait tous les moyens de diffusion et de promotion, multiples. Imprimer des partitions est devenu quasiment obsolète (je parle de chansons, musiques modernes etc...) Selon moi, le bon éditeur, s'il fait bien son travail, n'a pas peur que les auteurs avec qui il a signé se retournent contre lui. Il mettra donc plus volontier son argent et son energie a "developper" l'oeuvre avec les moyens actuels. Les mauvais éditeurs, ceux qui arrivent a signer des auteurs pour uniquement se constituer un catalogue, et voir venir (genre, plus je signe d'oeuvres, plus j'ai une chance qu'un jour il y ai des choses qui marchent sans que j'en fasse trop....), les mauvais editeurs donc, impriment ces partitions, car ils savent que si des auteurs se retournent contre eux, ils seront d'abord attaqués sur cet eventuel defaut d'imprimerie, et que contractuelement, c'est leur "quasi" unique obligation. Ceci dit, on arrive maintenant assez facilement a casser un contrat d'edition avec un editeur qui ne peux pas prouver qu'il a bien mis des moyens pour promouvoir les oeuvres de son catalogue, quand bien même il aurait fait imprimé les partoches. A l'inverse, je doute qu'un tribunal puisse condamner un editeur qui aurait beaucoup fait pour la promotion d'une oeuvre ( envois des demos a des prods, mise en ligne sur internet, contact avec des diffuseurs multimedias, des producteurs de films, des interpretes etc...) mais qui n'aurait pas les partitions. Il faut savoir aussi que ca coute assez cher, car ca doit etre fait par un imprimeur professionel, une société, et pas avec un ordinateur de bureau.... d'ou le "combat" des jeunes editeurs, pour qui c'est plus une galère qu'autre chose. Enfin, de plus en plus d'editeurs, quand ils savent qu'ils assureront la promotion des oeuvres avec d'autres moyens, stipulent dans leurs contrat qu'ils n'imprimeront pas les partitions. C'est dans le contrat avec mon editeur, par exemple, qui assure la promotion de mes oeuvres par un diffusion sur CD, aupres des diffuseurs, interpretes, producteurs etc.... Je cite:" ... la premier reproduction de l'oeuvre sera effectuée soit : -par la reproduction graphique a un minimum de 100 exemplaires et/ou -par la reproduction sous forme de phonogrammes (CD,CDrom, CDV) publiés a un minimum de 500 exemplaires, -par la mise en ligne dans le cadre d'un site internet ou par tout autres reseaux de communication accessible au public pour l'audition ou le telechargement, que ce soit par cable, par satelite, ou tout autre moyen de communication existant ou a venir " >Y a-t-il quelquefois des controles par la Sacem ou un autre organisme? S'il y a action de justice, et que c'est stipulé clairement que l'editeur *devait* faire imprimer ces partitions, dans le contrat, oui, la justice les lui demandera. Sinon, je me trompe peut etre, mais c'est pas a la Sacem de verifier que le contrat se deroule correctement entre un auteur et un editeur. Ce que je sais, c'est que quand l'editeur s'inscrit a la sacem, on lui demande des partitons *imprimées* des 10 oeuvres qu'il doit deposer lors de son inscription. Pour finir, il va de soi que le format papier est irremplacable quand il s'agit de musiques "savantes", classiques, néo-classiques, symphoniques, contemporaines etc... Voila. A bientot, JC / Deepsound
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