Date du premier email : 01/06/00
bonsoir à tous,
encore quelques questions pour essayer de répondre à ma question
existentielle du moment "devons-nous nous inscrire à la Sacem ?"
contre quoi nous protège la Sacem ? ou plutôt quels sont les arnaques où
galères que l'ont peut rencontrer ?
Daino disait :
> la "concurrence" sévère des petits groupes
> indépendants non-inscrits ou de musiciens amateurs "qui font ça juste pour
> s'amuser le week-end, après le boulot", et qui n'y voient qu'un moyen de se
> faire de l'argent de poche, donc inutile de déclarer quoique ce soit : une manne
pourquoi n'auraient-ils aucun interet à déclarer leur morceaux ?
WYTLYT
Bonsoir
>pourquoi n'auraient-ils aucun interet à déclarer leur morceaux ?
Ahhh...Et voilà. Je raccroche mes banderoles et on me provoque! ;-))
Bon. Dans le cas présent je crois que Daino parlait plutôt du fait de
déclarer son travail. IL est clair qu'un certain nombre de patrons
apprécient tout particulierement les jeunes et les amateurs, beacoup mois
chers que les intermittents qui triment pour réunir les 43 cachets
fatidiques....et dire qu'on veut nous en faire faire bcp plus....ah
oui...non, c'est vrai, on est pas là pour parler de ça...donc : rv sur
Interm ;-)
Pour ce qui est de déclarer des compos, je n'ai encore jamais vu de
groupe présentant des chansons originales sans les avoir préalablement
déclarées. En toute logique pourtant, ça doit bien exister puisque la
Sacem demande de justifier la représentation des compos 5 ou 6 fois en
public au moment de l'inscription...il a donc bien fallu se produire
quelque part. Quoiqu'il en soit, à supposer que des amateurs composent
dans leur cave et n'aient aucune ambition pour leur musique autre que de
se produire en public au grand air, ils offrent à celui qui les heberge
l'avantage non négligeable d'avoir une musique libre de droit et donc
libre de toute déclaration à la Sacem (enfin je suppose). Donc si le
groupe n'a pas de vélléités commerciales, il est automatiquement moins
cher qu'un groupe de reprise ou déjà affilié Sacem...(l'organisateur garde
ainsi le pourcentage qui aurait été retenu par la Sacem situé entre 4.4 et
8.8% de la recette ou des dépenses engagées, du statut de
l'organisateur...bref, tout plein de trucs compliqués)...
... Je n'ai jamais rencontré de tels groupes mais en théorie en tous cas,
c'est possible.
Marion
WYTLYT (râââh, comment ça se prononce ? Hé ! Hé !) disait le jeudi 1 juin 01:10
:
> pourquoi n'auraient-ils aucun interet à déclarer leur morceaux ?
Et Marion le jeudi 1 juin 2000 01:43 :
>Dans le cas présent je crois que Daino parlait plutôt du fait de
> déclarer son travail. [...] Pour ce qui est de déclarer des compos, je n'ai
encore jamais vu de
> groupe présentant des chansons originales sans les avoir préalablement
> déclarées.
Nan, nan, pas du tout, je faisais surtout allusion aux groupes ou musiciens
amateurs qui ont un répertoire de reprises, ce qui est trèèèès largement le cas
les animations de bistrots ou bars de tout acabit. Et bien souvent, ces morceaux
repris ne sont pas déclarés quand les musicos jouent au noir, ce qui est un
manque à gagner non-négligeable pour les auteurs-compositeurs; on est donc bien
au niveau de la SACEM, hein, Marion ? ;0))
Si un groupe accepte de jouer ses compos libres de tout droit, c'est son
problème (Deepsound me susurre : à condition qu'il ne soit pas sociétaire de la
SACEM).
De Marion :
>... Je n'ai jamais rencontré de tels groupes mais en théorie en tous cas, c'est
possible.
Très souvent, chez nous, en raison de la moyenne d'âge des petits groupes, et
"par conséquent" la méconnaissance de tels statuts. Et pis, l'éternel refrain
glissé en douce par les organisateurs ou les patrons : "De toute façon, on vous
donne une chance de vous faire connaître ...". Ben voyons ! C'est écrit "Du c
...", là, sur mon front. ;-)
Au fait, une question d'ordre pratique : comment cela se passe au niveau des
standards de jazz joués dans des clubs, toujours au regard de la SACEM ?
Sont-ils considérés comme faisant partie d'un patrimoine, et donc libres de
droit, comme certaines musiques classiques ? Parce que, comme source de reprises
à tout-va, le Real Book, y a pas mieux !! ;-)
Et ce sont des compositions contemporaines ("Cantaloupe Island" d'Herbie
Handcock, etc.) ...
A +,
Daino
At 23:10 31/05/2000 +0200, you wrote:
>bonsoir à tous,
>
>encore quelques questions pour essayer de répondre à ma question
>existentielle du moment "devons-nous nous inscrire à la Sacem ?"
>
>contre quoi nous protège la Sacem ? ou plutôt quels sont les arnaques où
>galères que l'ont peut rencontrer ?
dans mon cas personnel; la raison essentielle de mon refus d'inscription,
c'est que je refuse d'engager mes productions futures. hors , il semble
bien que sacem une fois, sacem toujours. je leur accorde définitivement la
gestion de mes droits, ce qui signifie entre autre qu'il me deviendrait
impossible de "donner" si tel était mon bon plaisir une musique libre de
droit a qui que ce soit, voir meme dans un futur proche, d'etre obligé de
verser des droits pour diffuser ma propre musique sur mon site perso.
et quels avantages pourrais - je retirer d'une inscription ?
je ne commercialise pas ma musique, et donc n'ai aucun droit d'auteur a
percevoir. je n'ai pas besoin d'elle pour prouver l'anteriorité de mes
compos, il y a d'autres moyen pour cela, donc , sauf erreur, et je ne
demande qu'a etre détrompé, je ne percois pas d'avantages et au moins un
gros inconvenient.
ici cognacq jay, a vous les studios...
Phil
ICQ 3348456
http://2phil.free.fr
L'air libre - chansons francophones
>Et bien souvent, ces morceaux
>repris ne sont pas déclarés quand les musicos jouent au noir, ce qui est un
>manque à gagner non-négligeable pour les auteurs-compositeurs; on est donc
>bien
>au niveau de la SACEM, hein, Marion ? ;0))
oui mais dans ce cas, ce n'est pas le groupe qui n'a aucun interet a
declarer les morceaux, lui s'en fout, c'est le patron du lieu.
>Si un groupe accepte de jouer ses compos libres de tout droit, c'est son
>problème (Deepsound me susurre : à condition qu'il ne soit pas sociétaire
>de la
>SACEM).
voilà une raison de ne pas s'inscrire a la sacem, pouvoir jouer sans cette
contrainte.
>Au fait, une question d'ordre pratique : comment cela se passe au niveau des
>standards de jazz joués dans des clubs, toujours au regard de la SACEM ?
>Sont-ils considérés comme faisant partie d'un patrimoine, et donc libres de
>droit, comme certaines musiques classiques ? Parce que, comme source de
>reprises
>à tout-va, le Real Book, y a pas mieux !! ;-)
>Et ce sont des compositions contemporaines ("Cantaloupe Island" d'Herbie
>Handcock, etc.) ...
aucune raison que le jazz ai un traitement different. si le titre n'est pas
dans le domaine public(et pour les vieux standards de jazz, ca doit
commencer a tomber sérieux, 64 ans en arriere, c'est pas si loin) les
droits doivent etre versés.
Phil
ICQ 3348456
http://2phil.free.fr
L'air libre - chansons francophones
Bonjour Daino, bonjour tous
Daino disait :
> Nan, nan, pas du tout, je faisais surtout allusion aux groupes ou
musiciens
> amateurs qui ont un répertoire de reprises, ce qui est trèèèès largement
le cas
> les animations de bistrots ou bars de tout acabit. Et bien souvent, ces
morceaux
> repris ne sont pas déclarés quand les musicos jouent au noir, ce qui est
un
> manque à gagner non-négligeable pour les auteurs-compositeurs; on est
donc bien
> au niveau de la SACEM, hein, Marion ? ;0))
Ca c'est en effet le cas le plus fréquent mais c'est encore une autre
hypothèse puisque, dans le cas de reprises, les droits sont dus et la
Sacem ne se gêne normalement pas pour les récupérer....quand elle en a
connaissance. Dans le cas des bars qui organisent régulièrement ce type de
manifestations, il me semble qu'il y a un forfait annuel dont ils doivent
s'acquiter. Moi je parlais de groupes avec compos originales non
sociétaires de la Sacem (ou de tout autre organisme récupérateur de droit)
qui ne déclarent rien mais qui sont en droit de le faire...Ce qui est
quand même légèrement différent...et qui permet aux organisateurs
"d'organiser" en toute légalité.
Au sujet de ces forfaits, comment répartissent-ils les droits ensuite?
Personnellement, je n'ai jamais donné de programme où que ce soit or il
faut bien déterminer qui va les toucher . J'ai vu quelquepart qu'il
existait un système permettant de répartir la majorité de droits aux
titres les plus diffusés du moment, le reste étant réparti je ne sais trop
comment. Est-ce comme cela que ça fonctionne?...SI c'est le cas, quelle
manne pour les squatteurs au Top 50!
Bon WE à tous
Marion
Salut à tous,
De : WYTLYT
>encore quelques questions pour essayer de répondre à ma question
>existentielle du moment "devons-nous nous inscrire à la Sacem ?"
>contre quoi nous protège la Sacem ? ou plutôt quels sont les arnaques où
>galères que l'ont peut rencontrer ?
Beaucoup de travail en ce moment et pas eu trop le temps de me consacrer à
la liste.... mais je vois que ca tourne plutot pas trop mal !! ;-) J'en
suis ravi !
W, (ca te derange pas si je t'appelle "w" ? ;-) , quant à ta question, tu
peux aller dans le site saceml à:
http://saceml.deepsound.net/ressources.html
Choisi le bulletin d'info no2 (Est-il vraiment utile de s'inscrire à la
sacem) où il y a un debut de reponse a ta question.
J'ai hate de mettre en place le "protocole de communication" avec la Sacem,
pour par exemple leur faire suivre cette question que tu poses : contre quoi
nous protège la sacem ?
En fait, je pense qu'elle n'a evidemment aucun pouvoir juridique (si ce
n'est en son sein même ) pour traiter de questions de litiges, de plagiats
etc...
Elle suit les dossiers, prends en compte les reclamations, bloque les
comptes des societaires en litiges (je crois) et fait appelle a la justice
pour trancher.
Elle peut radier un membre pour non respect des statuts, mais absolument pas
trancher ou se substituer à la justice.
A bientot,
JC / Deepsound
Gestionnaire de saceml
|