Date du premier email : 12/07/00
À propos des nouveaux types de dépôts :
Qu'en est-il des feuilles de timbres ?
Pour ceux qui n'ont jamais eu à faire à ces horribles créatures d'un autre
âge, je vous les décris :
Ce sont des feuilles au format improbable, entre A4 et A3 (donc tintin pour
les photocopies A4, les fax, etc.). Elles servent, dans le cas de films, de
pièces de théâtre, de CD ou K7 d'histoires, à noter toutes les oeuvres du
répertoire Sacem utilisées dans le produit (titre, nom des auteurs et
éditeurs, durée). On doit aussi y inscrire les 8 premières mesures de chaque
fragment utilisé ; ceci est important, car il ne s'agit pas forcément des
premières mesures de l'oeuvre.
Bref c'est ch...t comme la mort à remplir.
Si on dépose maintenant les morceaux sous forme audio, ne peut-on espérer
faire la même chose pour les feuilles de timbres ? J'étais présent à l'A.G.,
mais personne n'a évoqué le fait.
Quelqu'un ?
À propos de ces nouveaux types de dépôts, 2 choses m'ont frappées :
1/ C'est un véritable drame pour la profession de copiste ; est-ce que la
Sacem y a songé ?
2/ D'ici quelques années, la masse de CD, K7, fichiers AIFF ou MP3 sera
phénoménale. Il y aura là une extraordinaire 'mémoire' musicale, tous
courants confondus. Ce sera une mine pour les sociologues, les musicologues,
mais aussi pour les éditeurs en panne de répertoire, les réalisateurs en
panne de compositeurs.
Comment la Sacem doit-elle gérer tout cela ? Doit-elle ouvrir l'accès de ces
archives sonores, et sous quelles conditions ? Ce serait une formidable
manière pour elle de faire ce qu'elle fait très mal, c'est à dire la
promotion du répertoire, et l'insertion professionnelle de ses membres.
Une piste : employer tous les copistes devenus chômeurs à gérer ce fond...
La Sacem est notre société, ne l'oublions pas. Nous pouvons lui donner des
indications...
Bien à vous tous
--
Francois Peyrony,
Salut François, à tous,
De : Francois Peyrony
À : saceml@egroups.com
>/...À propos des nouveaux types de dépôts :
>Qu'en est-il des feuilles de timbres ?.../
>Si on dépose maintenant les morceaux sous forme audio, ne peut-on espérer
>faire la même chose pour les feuilles de timbres ? J'étais présent à l'A.G.,
>mais personne n'a évoqué le fait.
Aucune idée...
Voici l'article modifié du réglement général à ce sujet :
Article 5 :
" .... l'intéressé doit, dans ce cas, déposer à la société les exmplaires
manuscrits ou imprimés, ou les enregistrements des morceaux extraits de
ladite pièce, dont il est l'auteur ou le compositeur".
Il y a d'autres passages qui reprennent cet ajout "ou les enregistrements".
Je n'ai rien trouvé sur les feuilles de timbres. Mais à partir du moment où
toutes les oeuvres sont susceptibles de faire l'objet d'un depot par fichier
audio, je ne vois pas pourquoi ca ne s'appliquerait pas aux musiques de
films.... a suivre (j'ai noté la question)
>À propos de ces nouveaux types de dépôts, 2 choses m'ont frappées :
>1/ C'est un véritable drame pour la profession de copiste ; est-ce que la
>Sacem y a songé ?
Je n'y avais pas pensé, ne faisant jamais appel à des copistes. C'est vrai
que c'est assez triste pour eux. Peut-etre pas tout de suite, car la plupart
des compositeurs qui avaient l'habitude de déposer des partitions vont,
selon moi, continuer à le faire. C'est plutot la jeune generation qui va
"sauter" sur cet article. Et puis peut-etre que la majeure partie du boulot
des copiste reste la musique symphonique, pour les concerts etc.... ?
>2/ D'ici quelques années, la masse de CD, K7, fichiers AIFF ou MP3 sera
>phénoménale. Il y aura là une extraordinaire 'mémoire' musicale, tous
>courants confondus. Ce sera une mine pour les sociologues, les
musicologues,
>mais aussi pour les éditeurs en panne de répertoire, les réalisateurs en
>panne de compositeurs.
>Comment la Sacem doit-elle gérer tout cela ? Doit-elle ouvrir l'accès de
ces
>archives sonores, et sous quelles conditions ? Ce serait une formidable
>manière pour elle de faire ce qu'elle fait très mal, c'est à dire la
>promotion du répertoire, et l'insertion professionnelle de ses membres.
>Une piste : employer tous les copistes devenus chômeurs à gérer ce fond...
>La Sacem est notre société, ne l'oublions pas. Nous pouvons lui donner des
>indications...
As t-elle vraiment, statutairement, un devoir de promotion du repertoire ?
quant aux indications dont tu parles, je ne suis pas peu fière de la mienne
de proposition, aux deux directeurs de la SACEM, hier. Comme je l'avais
ecrit ici-même, je ne comprenais pas pourquoi la SACEM n'avait pas encore
mis en place des petits modules de stages ( 1, 2 ou 5 jours) pour ses
membres. Le droit d'auteur, le fonctionnement de la SACEM, le parcours des
oeuvres etc..... Et ils ont chaleureusement accueilli ma proposition, et
vont en parler à qui de droit, et soumettre la proposition. Ca serait
vraiment fabuleux s'il pouvait faire cela. Ca, ça serait de l'insertion !!
Quant à moi, une autre question qui me venait à l'esprit par rapport au
dépot par support, c'est la durée de conservation de ces supports !! On sait
maintenant, et depuis un moment, que le CD "éternel" c'est du pipeau et
qu'il y a bien déterioration du support. Je peux me tromper, mais je crois
que c'est à peu près 10 ans. Et je ne parle même pas des CD vierges à 5
francs, sur lesquels les compositeurs déposerons leurs morceaux.... Même le
papier a une durée de vie plus grande !!! C'est un problème, non ?
Pour info, à la SACEM, dans l'immediat, tout est sur support optique, et
leur fournisseur leur garanti contractuelement üne durée de vie de 30 ans.
A bientot,
JC / Deepsound
>1/ C'est un véritable drame pour la profession de copiste ; est-ce que la
>Sacem y a songé ?
l'informatique et le midi ou certainement deja condamné un bon nombre
d'entre aute
Phil
Deepsound disait :
>Quant à moi, une autre question qui me venait à l'esprit par rapport au
>dépot par support, c'est la durée de conservation de ces supports !! On sait
>maintenant, et depuis un moment, que le CD "éternel" c'est du pipeau et
>qu'il y a bien déterioration du support. Je peux me tromper, mais je crois
>que c'est à peu près 10 ans.
totalement faux. nous avons tous des CD qui datent de plus de 15 ans (le CD
est né en 1981).
que le support ne soit pas eternel , c'est une evidence , rien ne l'est.
mais il a une durée de vie bien plus importante que ces 10 ans.
le papier est lui meme assez fragile.
le probleme important de la sauvegarde informatique, c'est le format des
fichiers. des sauvegardes datant de 10 ans sont illisibles sur les softs
d'aujourd'hui, aucun soft de conversion et l'editeur original ne fabrique
plus le logiciel. le danger est la plus que dans la durée
Phil
Salut ! :0)
Le 12/07/00 20:40 Deepsound disait ceci :
>Quant à moi, une autre question qui me venait à l'esprit par rapport au
>dépot par support, c'est la durée de conservation de ces supports !! On sait
>maintenant, et depuis un moment, que le CD "éternel" c'est du pipeau et
>qu'il y a bien déterioration du support. Je peux me tromper, mais je crois
>que c'est à peu près 10 ans.
Cela dépend de la qualité des CDs : pour les moins chers, cela tourne
effectivement aux alentours de 10 ans ; pour quelques francs de plus à
peine, on a des CDs avec de meilleurs alliages qui ont une durée de vie
estimée à 100 ans.
>Et je ne parle même pas des CD vierges à 5
>francs, sur lesquels les compositeurs déposerons leurs morceaux.... Même le
>papier a une durée de vie plus grande !!! C'est un problème, non ?
Et comment ! Et c'est bien de se poser la question maintenant .
Il pourrait éventuellement être fait une nouvelle copie pour archivage au
bout de qques années, mais ce serait complètement fou, au vu du nombre
d'oeuvres entreposées à la SACEM. En attendant de trouver une solution à la
durée de vie du support CD et audionumérique en général, et qu'ils
inventent le CD "Ad Eternam" ;0) , c'est au dépositaire de se montrer assez
intelligent pour investir dans un CD de bonne qualité, non ?
A plouche,
Daino
Salut !
Le 12/07/00 21:37 Philzsongbook disait ceci :
>le probleme important de la sauvegarde informatique, c'est le format des
>fichiers. des sauvegardes datant de 10 ans sont illisibles sur les softs
>d'aujourd'hui, aucun soft de conversion et l'editeur original ne fabrique
>plus le logiciel. le danger est la plus que dans la durée
Un autre bon point (façon de parler) soulevé ici par notre ami Phil, et qui
est une réalité bien actuelle et cruelle du monde de l'informatique où tout
va très vite ; même si les développeurs doivent encore tenir compte des
formats standards pour pouvoir diffuser leurs produits.
Par contre, pour extrapôler cette remarque, je poses la question suivante :
comment fera-t'on, dans quelques siècles, lorsque le format CD et K7 seront
devenus obsolètes, que le lecteur CD et K7 aura quasimment disparu de la
circulation ? Qu'on aura pour seul lecteur de musique une puce greffée à la
base de la nuque, et qu'il suffira de charger par ondes
ioniso-biomachronique ? Mais je m'évade un peu trop ... ;0))
Pour résumer, comment faire pour :
1) conserver les supports de sauvegarde à l'abri des attaques du temps ;
2) disposer dans qques centaines d'années des lecteurs (ordinateurs,
softs ou appareils Hi-Fi) susceptibles de lire ces supports ?
Non, décidemment, je vais faire l'apologie de l'administration
"paperassière", et par ce biais les habitudes anciennes de notre "Vieille
Dame", mais le support papier reste la solution la plus efficace et la plus
fiable pour traverser les âges ; autrement, on aurait perdu le génie de
l'oeuvre de Mozart, vous vous rendez compte ? ;0)
Tiens, j'ai une meilleure idée : on se trouve une grotte, et on grave sur
les parois intérieures nos partitions : dans plusieurs millions d'années,
tout sera encore intact, et un humanoïde spongiforme à tête de poirouskaïa
pourra interpréter nos compositions du vieux XXIème siècle. :0D
P.S. : je n'ai pas fumé de la moquette, si , si ! ;0)
A plouche,
Daino
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