Le
"buy-cott" sauvera-t-il Napster ?
L'appel déposé
par les avocats de Napster concernant l'injonction de fermeture du site
pendant la durée du procès qui l'oppose à l'industrie
du disque américaine ne calme pas le jeu, loin s'en faut. D'abord,
du côté des partisans du logiciel d'aide au téléchargement
de fichiers musicaux, la résistance s'organise. Et notamment sur
le site de Napster lui-même. La firme y propose deux moyens d'action
inégalement discutables. D'abord tout bonnement une invitation à
peine voilée au spam des dirigeants des majors du disque, dont Napster
fournit les adresses e-mail. Mais aussi un procédé plutôt
plus original, baptisé "buy-cott" : Napster encourage ses supporters
à acheter massivement ce week-end les bons vieux CD-Roms des artistes
qui ont pris publiquement position en sa faveur. Là aussi, une liste
est disponible en ligne, au sein de laquelle on retrouve les noms de Offspring,
Grateful Dead ou encore Marianne Faithful...
Pendant ce
temps-là, les "émules" de Napster - certes plus ou moins
radicalement différents (sur le plan technologique) -, les Gnutella
et autres Scour, voient la fréquentation de leur site exploser (1,2
million de visites en 24 heures pour Gnutella, contre 300.000 avant l'annonce
de l'injonction de fermeture de Napster).
Et pendant
ce temps-là aussi, le faux-frère MP3.com annonce la conclusion
d'un accord "à l'amiable" avec une major, en l'occurrence EMI...
Par "amiable", il conviendrait d'entendre, selon certaines sources, le
paiement par MP3.com de 20 millions de dollars de dommages et intérêts
à la maison de disques, ainsi que le versement d'une commission
sur les téléchargements à venir...
Par
Luc Bastard
© InternetActu
28/7/2000
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Sting
en mal de ".com"
A notre connaissance,
il y a peu de chances que le plutôt âpre au gain Gordon Matthew
Sumner, plus connu sous le nom de Sting, ne soit pas solidaire de ceux
qui entendent actuellement faire rendre gorge au complice de pilleurs de
droits d'auteurs le plus célèbre du moment - j'ai nommé
Napster. Mais figurez-vous que la "pauvre" rock-star a - aussi - d'autres
soucis : elle vient de se faire débouter par l'Organisation mondiale
de la propriété intellectuelle (Wipo),
basée à Genève, dans le litige qui l'oppose à
un citoyen américain qui a déposé il y a cinq ans
le nom de domaine "sting.com". Mais rassurez-vous, il paraît que
le co-fondateur de l'assez mythique pop-band "Police" a encore la possibilité
de recourir en justice. Vu les "modes" actuelles, il y a peu de chances
qu'il s'en prive... Dites-moi, ce que certains appelaient naguère
semble-t-il "paradis de la nouvelle économie", ça ne serait
pas une bête histoire d'envolée des chiffres d'affaires des
cabinets d'avocats ?
Par
Luc Bastard
© InternetActu
28/7/2000
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Napster
un genou à terre
La justice américaine
a frappé un plutôt grand coup à l'ouverture du procès
qui oppose Napster à la RIAA, l'association représentant
les intérêts de l'industrie du disque américaine. Le
juge californien en charge de la procédure ordonne l'interruption
des activités de Napster, au plus tard samedi à 7h00 GMT,
pendant la durée du procès. Les concepteurs de Napster ne
peuvent pas ne pas avoir tablé sur le fait que leur logiciel servirait
au piratage de morceaux de musique numérisés, selon le magistrat,
qui considère par ailleurs que "l'argument selon lequel cette décision
préliminaire pourrait tuer Napster n'est pas recevable". Du reste,
ladite décision de fermeture du site est assortie du versement par
la RIAA d'une provision de 5 millions de US$, destinée à
compenser les pertes de revenus de Napster, dans le cas -- improbable,
toujours selon le juge -- où le site sortirait vainqueur du procès.
Par
Luc Bastard
© InternetActu
27/7/2000
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MP3Board
fait un geste en faveur des auteurs/compositeurs piratés
Dans le procès
qui l'oppose à l'inévitable lobby de l'industrie du disque
américaine, la RIAA, le moteur de recherche spécialisé
dans les fichiers musicaux au format MP3, MP3Board, collait jusqu'alors
à une ligne de défense que l'on se permettra de qualifier
de "classique" du seul fait qu'elle ressemble beaucoup à celle de
Napster : "Nous ne détenons pas directement de fichiers MP3 illégaux.
Nous ne faisons qu'afficher passivement les résultats des recherches
effectuées automatiquement par nos robots. Y figurent inévitablement
des copies illégales. Mais rien ni personne -- et surtout pas nous,
MP3Board -- n'empêche nos augustes antagonistes, défenseurs
ô combien légitimes des intérêts des auteurs
que nous contribuons certes très indirectement à spolier,
de pourchasser les pourvoyeurs effectifs de fichiers illégaux."
Vous l'aurez
compris, il était difficile de ne pas considérer cette position
comme empreinte d'une... -- comment dire ? -- légère hypocrisie
? Hé bien, MP3Board vient de faire un pas de côté plutôt
significatif par rapport à cette thèse, en annonçant
la mise à disposition d'une "technologie", baptisée
LinkBlaster
(littéralement, "l'exploseur de liens"), qui permettra aux propriétaires
de droits d'auteurs de consulter la liste des liens publiés par
MP3Board les concernant et de détruire les éventuels "hors-la-loi".
MP3Board se
rapprochant du rôle de cyber-flic se conciliera-t-il pour autant
plus facilement les juges américains ?
Et un nouveau
feuilleton de l'été, un !
Par
Luc Bastard
© InternetActu
25/7/2000
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Est-il légal de faire un lien vers un site illégal ?
C’est la question que se pose la cour de justice américaine dans l’affaire opposant la RIAA,
équivalent américain de la Sacem, et le site MP3Board qui contenait des liens vers des sites
proposant des copies illégales de musique.
Au mois de juin de cette année, la Recording Industry Association of America (RIAA), équivalent
américain de la Sacem, a attenté une action en justice dans le but de faire fermer le site MP3Board.
Ce site permet par l’intermédiaire d’un moteur de recherche de trouver les sites qui proposent des fichiers
au format MP3, certains de ces sites proposant des copies illégales.
La justice américaine est, depuis quelques temps, submergée de cas similaires ou d’affaires
ayant trait au fameux format MP3. La décision est sans aucun doute attendue avec impatience
car il s’agit de savoir si un lien renvoyant vers un site illégal est lui-même illégal.
"SuperIllegal MP3z"
Pour Ira Rothken, l’avocat du site incriminé, interrogé par CNET : "
il est essentiel qu’il y ait une autorisation implicite de faire des liens vers d’autres sites.
Sinon tout site pourra être tenu pour responsable d’avoir transgressé la loi sur le droit de reproduction. "
Mais pour la RIAA, le problème est que MP3Board contribue à violer la loi protégeant le droit des
auteurs compositeurs. L’association estime que ce site est condamnable dans la mesure où il
n’ignore pas qu’il viole la loi. En effet, ce site propose une rubrique qui s’intitule " SuperIllegal MP3z "
Bien que la décision de la cour de justice américaine puisse être amenée à faire jurisprudence,
il faut relativiser l’effet de cette décision : le cas soumis à la cour demeure particulier et
ne devrait pas remettre en cause la possibilité pour les sites de faire des liens vers d’autres sites.
Par
Par Matthieu Moreau
© Transfert le 21/07/00
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L'économie
du MP3 en passe de se monétariser très sérieusement
MP3.com, le
site américain qui avait été attaqué en justice
par plusieurs maisons de disques pour non-respect des droits d'auteurs
dans le cadre de la diffusion de son produit MyMP3 (un système permettant
aux internautes de stocker en ligne et de consulter à loisir leur
discothèque au format MP3 depuis n'importe quel ordinateur connecté),
a confirmé en fin de semaine avoir conclu un accord à l'amiable
avec deux des parties plaignantes, à savoir Warner Music et BMG,
filiales respectives d'AOL-Time Warner et de Bertelsmann. Officieusement,
les termes financiers de l'accord porteraient sur un montant compris entre
75 et 100 millions de dollars, somme que MP3.com se serait engagé
à verser à Warner et BMG pour régulariser sa situation
en termes de droits sur les oeuvres stockées dans sa base de données.
Les autres plaignants, Sony, Universal et EMI, seraient toujours en cours
de négociation. Et pendant ce temps, les vaisseaux pour l'heure
toujours assez insaisissables des corsaires de la Net-musique gratuite,
Napster et surtout Gnutella, continuent d'essaimer et de "faire la nique"
aux majors du disque, à leurs structures de distribution pachydermiques
et à leurs marges confortablement gonflées depuis des lustres...
© Internet
Actu, 9 juin 2000
Droits
d'auteurs toujours : l'Europe privilégie, en l'accélérant,
le recours à la voie législative
Le Conseil
des représentants permanents des Etats membres de l'Union européenne
vient en effet d'adopter un projet de directive, qui prévoit notamment
d'autoriser formellement les détenteurs de droits à utiliser
des moyens technologiques pour prévenir la contrefaçon. Cette
directive était très attendue par l'industrie phonographique.
Le projet en avait été présenté par la Commission
européenne dès décembre 1997.
Par
Luc
Bastard
© Internet
Actu, 9 juin 2000
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