MP3.com
de nouveau au tribunal
Le site de musique
en ligne MP3.com est attaqué
par Universal Music Group, premier label discographique mondial, pour non-respect
des droits d'auteur. En avril dernier, le site s'était déjà
retrouvé dans une situation similaire face aux attaques de plusieurs
labels -- dont Universal -- mais avait réussi à se sortir
de ce mauvais pas en passant des
accords à l'amiable avec Warner, BMG et EMI, en leur versant
environ 20 millions de $US de dommages et intérêts chacun.
Seul Universal avait refusé cet accord.
Aujourd'hui,
MP3.com risque jusqu'à 825 millions de $US de condamnation si le
tribunal estime que le site a volontairement enfreint la loi, ou seulement
1,1 million si le site est reconnu de bonne foi. Dans le premier cas, certains
grands labels risquent de regretter amèrement d'avoir suspendu les
poursuites, dans le second c'est MP3.com qui se mordra les doigts d'avoir
passé des accords à l'amiable exorbitants.
Par
Romain
Benita
© Internet
Actu 29/8/2000
|
MP3.com
: "et de quatre !"
Après
Warner Music Group, BMG Entertainment et EMI, Sony Music annonce qu'un
accord est conclu avec le site MP3.com. Sony recevra des "droits d'exploitation
de licence", en échange de la diffusion d'une partie de son catalogue
sur le site. Les sommes que MP3.com devra verser, en dédommagement
de son activité passée, sont tenues secrètes ; rappelons
pour mémoire que le
chiffre de 100 millions de $US avait transpiré des négociations
précédentes concernant Warner et BMG. Seul Universal poursuit
encore officiellement son action en justice contre MP3.com. Si un cinquième
accord intervient, MP3.com pourra se targuer de réunir toutes les
grandes maisons de disques sur son site. Comme quoi tout est possible sur
Internet, pourvu qu'on y mette le prix.
Par
Martin Jouanneau
© InternetActu
22/8/2000
|
Au royaume Gnutella, l'individualisme règne
La principale menace qui pèse sur Napster et Gnutella ne provient pas des poursuites judiciaires,
mais bien de l'avarice de la majorité de leurs utilisateurs selon une étude réalisée par des chercheurs
du très réputé Xerox Palo Alto Research Center (PARC).
Les tests qu'ont effectués les chercheurs Eytan Adar et Bernardo A. Huberman du
Xerox PARC sur le réseau
Gnutella démontrent que, pour les quelques
31 000 utilisateurs observés, 40% des fichiers disponibles étaient offerts par le groupe de 314
utilisateurs les plus «généreux». En élargissant le focus, la constatation est que 99% de tous les
fichiers disponibles sur Gnutella sont offerts par 25% des utilisateurs.
En éliminant de leurs échantillons les clients n'offrant aucun fichier en téléchargement, le réduisant
ainsi à environ 10 000 utilisateurs, les deux chercheurs ont poussé plus loin leurs recherches. De ces
quelques 10 000 utilisateurs, 6 513 d'entre eux (61%) ne répondaient à aucune requête de recherche, ce
qui laisse croire que les fichiers qu'ils partageaient n'étaient pas désirés. En incluant ces utilisateurs,
les deux chercheurs arrivent à la conclusion que 90% des ordinateurs branchés au réseau Gnutella ne répondent
jamais à la moindre requête...
Cette avarice de la part de la majorité des utilisateurs des réseaux de distribution partagée de fichiers
risque d'entraîner plusieurs effets néfastes pour leur survie. D'abord, les réseaux se retrouvent beaucoup
plus facilement surchargés et lents puisqu'il suffit que la bande passante de quelques dizaines de serveurs
soit saturée pour amener une congestion. Deuxièmement, ces «Pères Noël» risquent de s'essoufler un jour et
de disparaître, faisant ainsi diminuer le nombre de fichiers intéressants.
Plus grave encore, cette situation rend le réseau Gnutella plus exposé qu'on le croyait à l'origine à une
attaque judiciaire. Depuis sa création, le réseau Gnutella est en effet présenté comme étant indestructible,
ne reposant sur aucun serveur central que des procédures judiciaires pourraient faire fermer.
Or la répartition mise à jour par les deux chercheurs du Xerox PARC ouvre la porte à de telles
procédures contre les individus les plus «généreux».
Il semble par ailleurs que l'avarice des utilisateurs de Gnutella ne peut être attribuée à un groupe
plutôt qu'à un autre. Dans leur étude, les deux chercheurs ont tenté de déterminer si les
free riders (les utilisateurs n'offrant aucun fichier) étaient concentrés dans un nom de domaine
(mit.edu ou home.com, par exemple) plutôt qu'un autre. Ils en sont arrivés à la conclusion qu'il
existait un rapport relativement bien respecté entre le nombre de serveurs utilisant un même nom de
domaine et le nombre de fichiers partagés.
La longue marche vers la légalité
Pour sa part, le site MP3.com a franchi une autre
étape vers le difficile retour à la bonne entente avec l'industrie du disque en signant une entente
avec Sony Music.
Cette entente permettra à MP3.com d'offrir à ses visiteurs les succès de Sony Music dans sa section
My.MP3.com, qui faisait l'objet d'une
poursuite de plusieurs compagnies de disque, dont Sony.
Par
Jean-François Codère
©
Multimedium
Le 22/8/2000
|
Musique
à télécharger... sur abonnement
EMI,
Sony Music et Universal Music annoncent leur intention de
proposer un système d'abonnement pour le téléchargement
de musiques sur Internet. EMI espère lancer son service
dès septembre, alors que Sony et Universal annoncent la
création d'une société commune dédiée à cette activité à
la fin de l'année. Dans la lignée du site Emusic.com, qui
permet le téléchargement illimité de fichiers MP3 moyennant
10 $US par mois, les éditeurs espèrent ainsi contrer les
téléchargements pirates.
On ne sait pas quelle proportion des catalogues seront ainsi
disponibles au téléchargement. Les éditeurs marchent sur
des oeufs dans cette affaire. Ils ne veulent pas qu'un trop
grand nombre de fichiers MP3 se baladent sur le Web et doivent
aussi prendre garde à ménager les réseaux de distribution
habituels. Les vendeurs de CD voient en effet d'un mauvais
œil Internet marcher sur leurs plates-bandes. Pourtant le
marché de la vente de musique en ligne pourrait se révéler
particulièrement juteux : selon le cabinet de conseil Jupiter
Communications il représentera un milliard de $US d'ici
2005, soit le double de ce que représenteront les téléchargements
au coup par coup.
Les sites de Universal Music :
http://www.umusic.com/
De Sony Music :
http://thestore.sonymusic.com/
Eet de EMI :
http://www.liquidaudio.com/promo/emi/index.html
Par
Martin Jouanneau
© InternetActu
3/8/2000
|
MP3 sur abonnement
Emusic.com
introduit un nouveau service qui permettra aux internautes
de télécharger des fichiers MP3 sur Internet en échange
d'un abonnement payant mensuel. Gene Hoffman, directeur
de Emusic, a déclaré qu'à terme, cette solution d'abonnement
remplacerait les solutions de type Napster, qui vient par
ailleurs d'être condamné au silence en référé au cours de
l'affaire qui l'oppose à la Recording Industry Association
of America.
Le prix de l'abonnement variera en fonction de la durée
de ce dernier : 120 $US à l'année avec une durée de téléchargement
illimitée, ou 19,99 $US au mois. Emusic partagera les revenus
avec les artistes et les maisons de disques qui lui ont
accordé la licence d'un catalogue de plus de 120.000 titres.
La société devrait toutefois se méfier car les maisons de
disques semblent vouloir adopter la même stratégie sans
recourir aux intermédiaires.
Le communiqué de Emusic :
http://www.emusic.com/about/pr/pr128.html
© InternetActu 02/08/2000 |
Nouveau
revirement dans l'affaire Napster-RIAA
La décision
du juge fédéral Marilyn Hall Patel, qui avait ordonné
mercredi la fermeture temporaire de Napster, vient d'être suspendue
par deux juges de la Cour d'Appel fédérale de Californie.
Terrible revers pour l'industrie du disque et savoureux triomphe pour le
site californien qui permet à plus de 20 millions d'internautes
d'échanger gratuitement les fichiers musicaux stockés sur
leurs disques durs au format MP3, ce nouvel épisode ne clôt
pas pour autant un procès intenté par la RIAA (Association
américaine de l'industrie phonographique) en décembre 1999
pour violation des droits d'auteur. Napster n'a en effet obtenu qu'un maigre
sursis puisque ses avocats devront exposer leurs arguments devant la Cour
d'Appel avant le 18 août. La RIAA aura alors jusqu'au 12 septembre
pour faire entendre son point de vue, et la décision sera rendue
une à deux semaines plus tard. Dans tous les cas, Napster a donc
près de deux mois pour jouir pleinement de l'incroyable publicité
faite par le procès, qui aurait contribué, selon les spécialistes,
à multiplier par 5 l'audience du site depuis le début de
cette affaire.
Par
Romain Bénita
© InternetActu
01/8/2000
|
|