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L'actualité de la musique et du droit d'auteur. Revue de presse
 
E-MUSIQUE : TOUTE L'ACTU D'AOUT 2000
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mailing liste, saceml, SACEM, auteurs, compositeurs, éditeurs,gestion,abonnement,musique,droits d'auteur,copyright,mp3,liste de discussion,netiquette,règles,MP3  Voici notre compilation de news pour aout 2000. Merci encore a notre partenaire, Internet Actu, aux auteurs de ces articles ainsi qu'à tous ceux qui contribuent à cette rubrique !
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MP3.com de nouveau au tribunal

Le site de musique en ligne MP3.com est attaqué par Universal Music Group, premier label discographique mondial, pour non-respect des droits d'auteur. En avril dernier, le site s'était déjà retrouvé dans une situation similaire face aux attaques de plusieurs labels -- dont Universal -- mais avait réussi à se sortir de ce mauvais pas en passant des accords à l'amiable avec Warner, BMG et EMI, en leur versant environ 20 millions de $US de dommages et intérêts chacun. Seul Universal avait refusé cet accord.
Aujourd'hui, MP3.com risque jusqu'à 825 millions de $US de condamnation si le tribunal estime que le site a volontairement enfreint la loi, ou seulement 1,1 million si le site est reconnu de bonne foi. Dans le premier cas, certains grands labels risquent de regretter amèrement d'avoir suspendu les poursuites, dans le second c'est MP3.com qui se mordra les doigts d'avoir passé des accords à l'amiable exorbitants.
Par Romain Benita © Internet Actu 29/8/2000

MP3.com : "et de quatre !"
Après Warner Music Group, BMG Entertainment et EMI, Sony Music annonce qu'un accord est conclu avec le site MP3.com. Sony recevra des "droits d'exploitation de licence", en échange de la diffusion d'une partie de son catalogue sur le site. Les sommes que MP3.com devra verser, en dédommagement de son activité passée, sont tenues secrètes ; rappelons pour mémoire que le chiffre de 100 millions de $US avait transpiré des négociations précédentes concernant Warner et BMG. Seul Universal poursuit encore officiellement son action en justice contre MP3.com. Si un cinquième accord intervient, MP3.com pourra se targuer de réunir toutes les grandes maisons de disques sur son site. Comme quoi tout est possible sur Internet, pourvu qu'on y mette le prix. 
Par Martin Jouanneau © InternetActu 22/8/2000

Au royaume Gnutella, l'individualisme règne
La principale menace qui pèse sur Napster et Gnutella ne provient pas des poursuites judiciaires, mais bien de l'avarice de la majorité de leurs utilisateurs selon une étude réalisée par des chercheurs du très réputé Xerox Palo Alto Research Center (PARC).
Les tests qu'ont effectués les chercheurs Eytan Adar et Bernardo A. Huberman du Xerox PARC sur le réseau Gnutella démontrent que, pour les quelques 31 000 utilisateurs observés, 40% des fichiers disponibles étaient offerts par le groupe de 314 utilisateurs les plus «généreux». En élargissant le focus, la constatation est que 99% de tous les fichiers disponibles sur Gnutella sont offerts par 25% des utilisateurs.
En éliminant de leurs échantillons les clients n'offrant aucun fichier en téléchargement, le réduisant ainsi à environ 10 000 utilisateurs, les deux chercheurs ont poussé plus loin leurs recherches. De ces quelques 10 000 utilisateurs, 6 513 d'entre eux (61%) ne répondaient à aucune requête de recherche, ce qui laisse croire que les fichiers qu'ils partageaient n'étaient pas désirés. En incluant ces utilisateurs, les deux chercheurs arrivent à la conclusion que 90% des ordinateurs branchés au réseau Gnutella ne répondent jamais à la moindre requête...
Cette avarice de la part de la majorité des utilisateurs des réseaux de distribution partagée de fichiers risque d'entraîner plusieurs effets néfastes pour leur survie. D'abord, les réseaux se retrouvent beaucoup plus facilement surchargés et lents puisqu'il suffit que la bande passante de quelques dizaines de serveurs soit saturée pour amener une congestion. Deuxièmement, ces «Pères Noël» risquent de s'essoufler un jour et de disparaître, faisant ainsi diminuer le nombre de fichiers intéressants.
Plus grave encore, cette situation rend le réseau Gnutella plus exposé qu'on le croyait à l'origine à une attaque judiciaire. Depuis sa création, le réseau Gnutella est en effet présenté comme étant indestructible, ne reposant sur aucun serveur central que des procédures judiciaires pourraient faire fermer. Or la répartition mise à jour par les deux chercheurs du Xerox PARC ouvre la porte à de telles procédures contre les individus les plus «généreux».
Il semble par ailleurs que l'avarice des utilisateurs de Gnutella ne peut être attribuée à un groupe plutôt qu'à un autre. Dans leur étude, les deux chercheurs ont tenté de déterminer si les free riders (les utilisateurs n'offrant aucun fichier) étaient concentrés dans un nom de domaine (mit.edu ou home.com, par exemple) plutôt qu'un autre. Ils en sont arrivés à la conclusion qu'il existait un rapport relativement bien respecté entre le nombre de serveurs utilisant un même nom de domaine et le nombre de fichiers partagés.
La longue marche vers la légalité
Pour sa part, le site MP3.com a franchi une autre étape vers le difficile retour à la bonne entente avec l'industrie du disque en signant une entente avec Sony Music. Cette entente permettra à MP3.com d'offrir à ses visiteurs les succès de Sony Music dans sa section My.MP3.com, qui faisait l'objet d'une poursuite de plusieurs compagnies de disque, dont Sony.

Par Jean-François Codère © Multimedium Le 22/8/2000

Musique à télécharger... sur abonnement
EMI, Sony Music et Universal Music annoncent leur intention de proposer un système d'abonnement pour le téléchargement de musiques sur Internet. EMI espère lancer son service dès septembre, alors que Sony et Universal annoncent la création d'une société commune dédiée à cette activité à la fin de l'année. Dans la lignée du site Emusic.com, qui permet le téléchargement illimité de fichiers MP3 moyennant 10 $US par mois, les éditeurs espèrent ainsi contrer les téléchargements pirates.
On ne sait pas quelle proportion des catalogues seront ainsi disponibles au téléchargement. Les éditeurs marchent sur des oeufs dans cette affaire. Ils ne veulent pas qu'un trop grand nombre de fichiers MP3 se baladent sur le Web et doivent aussi prendre garde à ménager les réseaux de distribution habituels. Les vendeurs de CD voient en effet d'un mauvais œil Internet marcher sur leurs plates-bandes. Pourtant le marché de la vente de musique en ligne pourrait se révéler particulièrement juteux : selon le cabinet de conseil Jupiter Communications il représentera un milliard de $US d'ici 2005, soit le double de ce que représenteront les téléchargements au coup par coup.
Les sites de Universal Music : http://www.umusic.com/
De Sony Music : http://thestore.sonymusic.com/
Eet de EMI : http://www.liquidaudio.com/promo/emi/index.html

Par Martin Jouanneau © InternetActu 3/8/2000

MP3 sur abonnement
Emusic.com introduit un nouveau service qui permettra aux internautes de télécharger des fichiers MP3 sur Internet en échange d'un abonnement payant mensuel. Gene Hoffman, directeur de Emusic, a déclaré qu'à terme, cette solution d'abonnement remplacerait les solutions de type Napster, qui vient par ailleurs d'être condamné au silence en référé au cours de l'affaire qui l'oppose à la Recording Industry Association of America.
Le prix de l'abonnement variera en fonction de la durée de ce dernier : 120 $US à l'année avec une durée de téléchargement illimitée, ou 19,99 $US au mois. Emusic partagera les revenus avec les artistes et les maisons de disques qui lui ont accordé la licence d'un catalogue de plus de 120.000 titres. La société devrait toutefois se méfier car les maisons de disques semblent vouloir adopter la même stratégie sans recourir aux intermédiaires.
Le communiqué de Emusic : http://www.emusic.com/about/pr/pr128.html
© InternetActu 02/08/2000

Nouveau revirement dans l'affaire Napster-RIAA
La décision du juge fédéral Marilyn Hall Patel, qui avait ordonné mercredi la fermeture temporaire de Napster, vient d'être suspendue par deux juges de la Cour d'Appel fédérale de Californie. Terrible revers pour l'industrie du disque et savoureux triomphe pour le site californien qui permet à plus de 20 millions d'internautes d'échanger gratuitement les fichiers musicaux stockés sur leurs disques durs au format MP3, ce nouvel épisode ne clôt pas pour autant un procès intenté par la RIAA (Association américaine de l'industrie phonographique) en décembre 1999 pour violation des droits d'auteur. Napster n'a en effet obtenu qu'un maigre sursis puisque ses avocats devront exposer leurs arguments devant la Cour d'Appel avant le 18 août. La RIAA aura alors jusqu'au 12 septembre pour faire entendre son point de vue, et la décision sera rendue une à deux semaines plus tard. Dans tous les cas, Napster a donc près de deux mois pour jouir pleinement de l'incroyable publicité faite par le procès, qui aurait contribué, selon les spécialistes, à multiplier par 5 l'audience du site depuis le début de cette affaire.
Par Romain Bénita © InternetActu 01/8/2000

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